LES ETUIS

Les étuis laiton sont obtenus à partir de flancs circulaires que l'on vient emboutir, le choc étire le métal,
qui petit à petit se met en forme, lorsque la longueur est atteinte, l'étui est matricé ,mis à la bonne longueur
et l'on usine sa gorge, l'emplcement d'amorce et les évents sont ensuite forés.
le tracé Zeichnungs-Nr 13D9101 expose le détail de cet étui

 

 

 

les étuis acier cuivré firent leurs apparition en 1917, puis disparurent avec la fin du premier conflit mondial.
Réintroduit dès 1937, ils furent toujours considérés comme inférieur en qualité, ce qui explique qu'ils furent
très rarement employés pour des chargements spéciaux. il existe quelques rares PmK étuis acier cuivré mais
aucune Béobachtung, aucune SmK ou SmK l'spur tropicalisé ou verbessert ne sont connues.
A noter que ces munitions ont un sertissage d'ogive beaucoup plus fort que les étuis laiton et donc
il était nécessaire de tenir compte de ce facteur lors de la visée: les tables de tir applicables aux munitions à étuis 
laiton ne s'appliquaient pas à ce type de munitions

Marquage typique d'un étui acier cuivré détaillant le type de métal utilisé.
le tracé Zeichnungs-Nr 13D9102 expose le détail de cet étui

 

 

 

Les étuis acier laqués apparaissent dès 1939, ce sont des étuis initialement prévus pour être cuivré, 
reconnaissables à leur marquage
notons ces anomalies existent aussi dans l'autre sens, des étuis acier initialement prévus pour être laqué
ont été cuivré: 
la qualité de fabrication n'impose plus le marquage spécifique du culot, le code St apparait, dès 1940, il va
remplacer petit à petit l'étui acier cuivré car le coût du laquage est inférieur au cuivrage, mais ces étuis acier
n'atteignent toujours pas la qualité des étuis laiton; ces étuis souffrent des mêmes faiblesse dans les armes
automatiques.

 

 

Les étuis acier laqués St+ apparaissent en 1941 et remplacent à leur tour les étuis St. La caractéristique
pricipale de ce nouvel étui réside dans le fait que son nouveau dessin lui permet d'offrir à son ogive la même résistance 
de sertissage qu'un étui laiton et donc une balistique identique ce qui n'était pas le cas pour les étuis acier de la génération antérieur. 
Cet étui étant devenu le plus fabriqué à la fin de la guerre, il n'est pas rare de le rencontrer sur de nombreuses munitions prototypes
(dopple gech.,SmK Ub m zerl,sintereisen gesch), mais aussi sur pour les Béo. 

 

 

 

Les étuis acier laqués qui possèdent, sur leur marquage, un trait entre l'usine de production et le "St+"
ne posséde qu'un seul évent d'amorce, la position de cet évent est identique à un étui standard, 
il doit s'agir d'un procédé permettant de diminuer le cout et le temps de production.

 

Les étuis acier laqué dont le culot est barré par un trait le partageant en 2 le culot résultent d'un procédé
de fabrication différent. En effet dans ce cas l'étui est obtenu à partir de billettes et non de flancs circulaires.


Le marquage St*


Ce type de marquage indique que l'acier utilisé est du type MARTIN
obtenu grâce au principe de la récupération de chaleur des gaz de combustion. L'ajout de fonte, de minerai,
de ferrailles et de déchets d'acier facilite la fusion et l'affinage. L'acier ainsi obtenu, dit acier Martin, est d'excellente 
qualité; la durée de l'affinage est suffisamment longue (8 h) pour permettre un meilleur contrôle de la composition que 
par le procédé Bessemer - qui convient tout à fait pour les aciers courants -; les impuretés (carbone, phosphore, soufre) 
sont mieux éliminées, tandis que la composition est plus facilement ajustée ce qui permet d'obtenir des aciers fins et alliés.